Dès cet instant, j'ai commencé à lutter. Contre moi, contre le bon sens et la réalité. Pouvait-on aimer de cette façon? Aussi fort, aussi soudainement en dépit de toute raison, de toute prudence? Etait-ce bien moi, la solitaire, l'arrogante, la caustique qui éprouvait une telle faim de cet Homme, un tel besoin de sa présence qu'à peine quitté j'étais déjà en manque de lui?
(Liliane Gourgeon)
C'est dans cette amour que j'ai appris à être forte, mais cette amour m'a détruit. La grandeur de ces mots sont nettes. Les cicatrices sont toujours présente, honteuse d'avoir agit, soulager à ces instants précis... Il n'était rien que ma drogue, et me voilà tomber dans la folie. Pour m'en sortir, va falloir réagir. La plus grande douleure, c'est d'être consciente de la réalitée... Je sais dans quel état, je suis. Je sais ce qu'il faut que je fasse. Mais je ne suis faite que d'espoir, le courage est un sentiment bien rare en moi... L'espoir fait vivre, mais vivre que d'espoir comme je le fais... C'est engouffrant.
Je me cherche, je me cherche, et infiniment je ne me trouve pas... Qui suis-je? Les décisions, je ne sais pas les décider... Il y a toujours quelqu'un derrière moi. L'indépendance je l'ai. Au lycée, ça à changé. Bien des adultes reconnaissent mes effors et mes contrariétées. Je ne me sens pas encore comprise, parce qu'à mes yeux, mon histoire ne peut pas se comprendre. Ma vie est un enchainement d'histoire tragique. Un jour, peut-être je me ferais à leur absence... Mon echec face à l'amour que je lui ai porté; ignoré, méprisé, délaissé.. Il est l'une de mes plus grandes parties de ma vie et à ces yeux je ne suis rien... J'arriverais à accepter mes erreurs, le mal que je me suis faite à moi même, sans que personne ne s'en rende compte. Et bien trop souvent je le disais, que ce n'était qu'un appel au secours. On ne m'a jamais entendu. On ne comprend ce que mes mots signifient quand je dis que je suis atteinte de folie.. Je m'en remettrais que ma soeur m'est quittée, trahit, et anéantie...
Je n'ai jamais compris, pourquoi les personnes principals de ma vie, s'acharnait pour me faire pleurer?
On essaie de se dire que la réalité vaut mieux que le rêve. On se persuade qu'il vaut mieux ne pas rêver du tout. Les plus solides d'entre nous, les déterminés s'accrochent à leurs rêves. Il arrive aussi qu'on se retrouve en face d'un rêve tout neuf qu'on avait jamais envisagé. Un jour on se réveille, et contre toute attente, l'espoir renaît, et avec un peu de chance on se rend compte, en affrontant les événements, en affrontant la vie, que le véritable rêve, c'est d'être encore capable de rêver.
"La vérité... C'est que des fois tu me manques tellement, que j'ai l'impression de crever tant ça fait mal..."